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Sommaire · Définitions, lois 1 à 16 · Lois 17 à 39 · Lois 40 à 64 · Lois 65 à 93 · Index
Loi 40 – Entente entre partenaires
A. Agrément d’un système au sein d’une paire
1. (a) Le système pratiqué par une paire peut être convenu explicitement par la discussion, implicitement par l’expérience ou la connaissance réciproque des joueurs.
(b) Chaque paire doit informer ses adversaires de ses agréments. L’Organisme Responsable définit la procédure correcte (1).
2. Les informations transmises au partenaire par ces agréments doivent l’être
via les déclarations, le jeu et les caractéristiques de la donne en cours.
Chaque joueur est en droit de tenir compte des annonces légales et, sous réserve
des restrictions prévues dans ces Lois, des cartes vues. Il est en droit
d’utiliser toute information qualifiée d’autorisée dans ces Lois (voir
Loi 73C).
3. Un joueur peut déclarer ou jouer de n’importe quelle façon sans l’annoncer au préalable à condition que cette déclaration ou ce jeu ne soient pas fondés sur un agrément occulte (voir Loi 40C1).
4. L’agrément sur la signification d’une déclaration ou d’un jeu ne doit pas varier en fonction du joueur qui le produit (un tel règlement ne doit restreindre ni le style ni le jugement, mais seulement la méthode).
B. Entente particulière entre partenaires
1. (a) Un agrément entre partenaires, explicite ou implicite, constitue une entente entre partenaires.
(b) L’organisme responsable peut requalifier en « entente particulière entre partenaires » certains agréments entre partenaires (2). Il y a entente particulière entre partenaires si l’Organisme Responsable estime qu’elle pourrait ne pas être aisément comprise et envisagée par un nombre significatif de joueurs du tournoi.
(c) A moins que l’Organisme Responsable n’en décide autrement (2), toute déclaration ayant une signification artificielle constitue une entente particulière entre partenaires.
2. (a) L’Organisme Responsable :
(i) est habilité à interdire ou autoriser (sans
restriction ou sous conditions) toute entente particulière entre partenaires
(2) ;
(ii) peut imposer et règlementer l’utilisation
d’une feuille de conventions
(3), avec ou sans feuillets
supplémentaires, reprenant l’ensemble des agréments des partenaires ;
(iii) peut prescrire des procédures d’alerte ou d’autres
façons de dévoiler le système d’une paire
(4) ;
(iv) peut interdire (5)
l’agrément initial d’une paire de modifier sa méthode pendant les
annonces ou le jeu suite à une infraction commise par les adversaires ;
(v) peut restreindre l’utilisation de déclarations artificielles
psychiques
(6).
(b) A moins que l’Organisme Responsable n’en décide autrement (7) un joueur n’est pas autorisé à consulter sa propre feuille de conventions entre le début de la période des annonces et jusqu’à la fin du jeu ; les joueurs du camp du déclarant (et eux seuls) peuvent néanmoins consulter leur propre feuille de conventions pendant la période de clarification.
(c) A moins que l’organisme responsable n’en décide autrement
(7) un joueur peut consulter la feuille de
conventions des adversaires :
(i) avant le début des annonces ;
(ii) pendant la période de clarification ;
(iii) pendant les annonces et le jeu mais seulement à son tour d’annoncer ou de
jouer, et
(iv) suite à une demande d’explication d’un adversaire conformément à la
Loi 20F, dans le but d’expliquer
correctement la signification de la déclaration ou du jeu de son partenaire.
(d) A moins que l’Organisme Responsable ne le permette (7) aucune aide pour la mémorisation, le calcul ou la technique n’est autorisée que ce soit pendant la période des annonces ou celle du jeu de la carte..
3. (a) Si un camp subit un dommage suite au manquement des adversaires de dévoiler la signification d’une annonce ou d’un jeu comme requis par ces Lois, il a droit à une rectification sous la forme de l’attribution d’une marque ajustée.
(b) Des manquements répétés à l’obligation de révéler les agréments de la paire peuvent être pénalisés.
4. Quand un camp subit un dommage suite à l’utilisation par un adversaire d’une entente particulière ne respectant pas le règlement du tournoi, la marque sera ajustée. Un camp ne respectant pas ce règlement peut subir une pénalité de procédure.
5. (a) En expliquant la signification d’une déclaration ou d’un jeu du partenaire suite à une question d’un adversaire (voir Loi 20), un joueur doit révéler toute information particulière qui lui a été transmise grâce à l’agrément convenu ou à l’expérience de la paire. Mais il n’est pas tenu de révéler les inférences tirées de son savoir ou de son expérience de sujets généralement connus des bridgeurs.
(b) L’arbitre attribue une marque ajustée si un adversaire a subi un dommage du fait qu’une information cruciale pour son choix d’action n’a pas été donnée lors d’une explication.
C. Dérogation au système et psychique
1. Un joueur peut déroger aux agréments de son camp mais à condition que son partenaire n’ait pas plus de raison que les adversaires d’être conscient de la dérogation [mais voir B2(a)(v) ci-dessus]. Des dérogations répétées créent une entente implicite qui fait dès lors partie du système de la paire et doit être révélée conformément au règlement régissant l’explication du système. Si l’arbitre juge qu’une connaissance non divulguée a porté préjudice aux adversaires, il attribuera une marque ajustée et il peut imposer une pénalité de procédure.
2. En dehors de ce C1 ci-dessus, aucun joueur n’a la moindre obligation de révéler aux adversaires qu’il a dérogé au système annoncé.
(1) Pour les épreuves dont la FFB est l’organisme responsable,
la procédure est définie dans le Règlement National des Compétitions.
(2) Pour les épreuves dont la FFB est l’organisme responsable,
la réglementation concernant l’usage des conventions d’enchères et les
systèmes autorisés est exposée dans le Règlement National des Compétitions.
(3) L’emploi de la feuille de conventions est demandé par la FFB.
(4) Pour les épreuves dont la FFB est l’organisme responsable,
la procédure d’alerte est définie dans le Règlement National des Compétitions.
(5) La FFB interdit de tels agréments sauf suite à une irrégularité adverse
(6) Pour les épreuves FFB, voir le Règlement National des
Compétitions.
(7) Ce n’est pas le cas de la FFB.
Loi 41 – Début du jeu de la carte
A. Entame face cachée
Après une enchère, un Contre ou un Surcontre suivi de trois Passe en rotation, l’Adv. G du déclarant présumé entame face cachée (9). L’entame face cachée ne peut être retirée que sur instruction de l’arbitre et après une irrégularité (voir Lois 47E et 54). La carte retirée doit être remise dans la main du joueur de la défense.
B. Rappel des annonces et questions
Avant que l’entame ne soit rendue visible, le partenaire du joueur qui entame et
le déclarant présumé (mais pas le mort présumé) peuvent chacun exiger un rappel
des annonces ou demander l’explication d’une déclaration d’un adversaire (voir
Loi 20F2 et 20F3). Le déclarant
(10)
ou n’importe quel joueur de la défense peut, à son premier tour de
jouer une carte, exiger un rappel des annonces ; ce droit expire quand il joue.
Les joueurs de la défense (assujettis à la Loi 16) et le déclarant gardent
le droit de demander des explications pendant toute la période du jeu de la
carte, chacun à son
(11) tour de jouer.
C. Entame rendue visible
Après cette période de clarification :
- l’entame est rendue visible ;
- la période du jeu de la carte commence irrévocablement ;
- la main du mort est étalée (mais voir Loi 54A pour une entame hors tour face
visible).
Lorsqu’il est trop tard pour se faire répéter les annonces (voir B ci-dessus),
le déclarant ou n’importe quel joueur de la défense, à son tour
(11) de jouer, est en droit d’être informé de la
nature du contrat et si, mais pas par qui, il est contré ou surcontré.
D. La main du mort
L’entame rendue visible, le mort étale sa main devant lui sur la table en
disposant les cartes faces visibles :
- par couleur ;
- en colonnes distinctes et en longueur dirigées vers le déclarant ;
- classées selon leur rang (la plus petite vers le déclarant).
Les atouts sont placés à droite du mort. Le déclarant joue les cartes de sa
main et celles du mort.
(9) L’organisme responsable peut spécifier que les entames soient
faites face visible. (La FFB exige qu’elles soient faites face cachée)
(10) Le premier tour de jouer du déclarant est du mort à moins
qu’une entame hors tour n’ait été acceptée.
(11) A son tour de jouer du mort ou de sa main, le déclarant peut
poser des questions.
Loi 42 – Droits du mort
A. Droits irrévocables
1. Le mort a le droit de donner des informations en présence de l’arbitre sur un fait ou une Loi.
2. Il peut tenir le compte des levées gagnées ou perdues.
3. Il joue les cartes du mort en tant qu’agent du déclarant, sur ses indications et s’assure que le mort fournisse à la couleur (voir Loi 45F si le mort suggère un jeu).
B. Droits sous condition
Le mort peut exercer d’autres droits sous réserve des limitations mentionnées dans la Loi 43.
1. Le mort peut demander au déclarant (mais non à un joueur de la défense), qui n’a pas fourni à une levée, s’il a une carte de la couleur attaquée.
2. Il peut essayer d’empêcher toute irrégularité.
3. Il peut attirer l’attention sur n’importe quelle irrégularité, mais seulement après la fin du jeu de la carte.
Loi 43 – Limitations des droits du mort
Sauf spécifications contraires de la Loi 42 :
A. Limitations
1. (a) Le mort ne devrait pas prendre l’initiative d’un appel à l’arbitre pendant le jeu à moins qu’un autre joueur n’ait attiré l’attention sur une irrégularité.
(b) Le mort n’est pas autorisé à attirer l’attention sur une irrégularité durant le jeu.
(c) Le mort ne doit ni participer au jeu, ni communiquer au déclarant une quelconque information sur le jeu.
2. (a) Le mort n’est pas autorisé à échanger les mains avec le déclarant.
(b) Le mort n’est pas autorisé à quitter sa place pour regarder le déclarant jouer.
(c) Le mort n’est pas autorisé à regarder le jeu d’unjoueur de la défense.
3. Un défenseur n’est pas autorisé à montrer sa main au mort.
B. En cas de violation
1. Le mort est passible de pénalités selon la Loi 90 pour toute violation des limitations énumérées en A1 et A2.
2. Si le mort, après violation des limitations énumérées en A2 :
(a) prévient le déclarant de ne pas attaquer de la mauvaise main, n’importe lequel des joueurs de la défense peut choisir de quelle main le déclarant devra attaquer.
(b) est le premier à demander au déclarant si le jeu d’une carte de sa main constitue une renonce, le déclarant doit la remplacer par une carte correcte si son jeu était illégal ; dans ce cas les dispositions de la Loi 64 s’appliquent comme si la renonce avait été consommée.
3. Si le mort, après avoir violé une ou plusieurs des limitations énumérées en A2, est le premier à attirer l’attention sur une irrégularité d’un des joueurs de la défense, il n’y a aucune conséquence immédiate. Le jeu continue comme s’il n’y avait eu aucune irrégularité. A la fin du jeu si le camp de la défense a tiré avantage de son irrégularité l’arbitre n’ajuste que sa marque, supprimant cet avantage. Le camp du déclarant conserve la marque obtenue à la table.
Loi 44 – Déroulement et procédure du jeu
A. L'attaque
Le joueur qui attaque une levée peut jouer n'importe quelle carte de sa main (à moins qu'il ne soit soumis à une restriction suite à une irrégularité commise par son camp).
B. Jeux suivants pour une levée
Après l'attaque, chaque joueur joue une carte à son tour et les quatres cartes ainsi jouées constituent une levée. (Pour la manière de jouer les cartes et d'arranger les levées voir les Lois 45 et 65 respectivement).
C. Obligation de fournir à la couleur
En jouant pour une levée chaque joueur doit, si possible, fournir. Cette obligation a priorité sur toutes les autres exigences de ces Lois.
D. Impossibilité de fournir à la couleur
S'il ne peut pas fournir, un joueur peut jouer n'importe quelle carte (à moins qu'il ne soit soumis à une restriction suite à une irrégularité commise par son camp).
E. Levée contenant des atouts
Une levée contenant de l'atout est gagnée par le joueur qui a joué l'atout le plus fort.
F. Levée ne contenant pas d'atout
Une levée qui ne contient pas d'atout est gagnée par le joueur qui a fourni la plus forte carte de la couleur attaquée.
G. Attaque des levées après la première levée
L’attaque pour la levée suivante se fait de la main qui a gagné la levée précédente.
Loi 45 – Carte jouée
A. Jeu de la carte d'une main
Chaque joueur, excepté le mort, joue une carte en la détachant de sa main et en la plaçant face visible (12) sur la table, juste devant lui.
B. Jeu de la carte du mort
Le déclarant joue une carte du mort en la nommant, après quoi le mort la prend et la place face visible sur la table. En jouant de la main du mort le déclarant peut, si nécessaire, prendre lui-même la carte souhaitée.
C. Carte considérée comme jouée
1. Une carte d’un joueur de la défense tenue de manière qu’il soit possible à son partenaire d’en voir la face est considérée comme jouée dans la levée en cours. (S’il a déjà joué une carte légale dans la levée en cours, voir Loi 45E).
2. On considère que le déclarant a joué une carte de sa main si :
(a) elle est tenue face visible, touchant ou presque la table ou
(b) elle est maintenue dans une position indiquant qu’elle a été jouée.
3. Une carte du mort doit être jouée si elle a été délibérément touchée par le déclarant, sauf dans l’intention soit de ranger les cartes du mort soit d’atteindre une carte au-dessus ou en dessous de la ou des cartes touchées.
4. (a) Une carte est être jouée si un joueur la nomme ou la désigne autrement comme étant celle qu’il se propose de jouer (mais voir la Loi 47).
(b) Le déclarant peut changer une désignation non intentionnelle d’une carte du mort jusqu’à ce qu’il joue la prochaine carte soit de sa main soit du mort. Un changement de désignation peut être autorisé après un lapsus, mais pas après une perte de concentration ou un changement d’intention. Si un adversaire a joué à son tour une carte régulière avant ce changement de désignation, cet adversaire peut retirer la carte ainsi jouée, la remettre dans son jeu et la remplacer par une autre (Voir Lois 47D et 16C1).
5. On peut être obligé de jouer une carte pénalisée, principale ou secondaire (voir Loi 50).
D. Le mort prend une carte non désignée
1. Si le mort place dans la position jouée une carte que le déclarant n’a pas nommée, la carte doit être retirée si l’attention y a été attirée avant que chaque camp n’ait joué pour la levée suivante. Un joueur de la défense peut reprendre et remettre dans son jeu une carte jouée après l’erreur mais avant que l’attention n’y ait été attirée ; si l’Adv. D du déclarant change sa carte, le déclarant peut changer la carte qu’il avait jouée après lui dans cette levée (voir Loi 16C).
2. Quand il est trop tard pour changer la carte mal placée du mort (voir
ci-dessus), le jeu continue normalement sans changement des cartes jouées pour
cette levée ou pour toute levée ultérieure.
(a) Si la carte mal placée était la première carte de la levée, le fait de ne
pas fournir de la couleur de cette carte peut maintenant constituer une renonce
(voir les Lois 64A,
64B7 et
64C).
(b) Si la carte mal placée a été fournie dans une levée déjà en cours et que le
mort a, ce faisant, fait une renonce, voir Lois
64B3 et
64C.
E. Cinquième carte jouée dans une levée
1. Une cinquième carte jouée dans une levée par un joueur de la défense devient une carte pénalisée assujettie à la Loi 50, à moins que l’arbitre n’estime qu’elle a été attaquée, auquel cas la Loi 53 ou la Loi 56 s’applique.
2. Quand le déclarant joue une cinquième carte dans une levée de sa main ou du mort, elle est remise dans la main d’origine sans autre conséquence, à moins que l’arbitre n’estime qu’elle a été attaquée, auquel cas la Loi 55 s’applique.
F. Le mort indique les cartes
Une fois la main du mort étalée, le mort ne doit ni toucher ni indiquer une carte de son jeu sans instruction du déclarant (excepté dans le but de les ranger). S’il le fait, l’arbitre devrait être appelé immédiatement et informé. Le jeu continue. A la fin du jeu, l’arbitre attribue une marque ajustée s’il estime que le mort a suggéré au déclarant un jeu qui a lésé la défense.
G. Retourner la levée
Aucun joueur ne devrait retourner sa carte face cachée avant que les quatre joueurs n’aient joué pour la levée.
(12) L'entame est d'abord faite face cachée à moins que l'organisme reponsable ne l'ordonne autrement. (La FFB exige que l'entame soit faite face cachée)
Loi 46 – Désignation incomplète ou invalide d'une carte du mort
A. Manière correcte de désigner les cartes du mort
En appelant une carte du mort pour la jouer, le déclarant devrait énoncer clairement à la fois la couleur et le rang de la carte désirée.
B. Désignation incomplète ou invalide
En cas d’une désignation incomplète ou invalide, les restrictions suivantes s’appliquent (excepté quand l’intention du déclarant est incontestablement différente) :
1. (a) Si le déclarant, en jouant du mort, appelle « gros » ou toute autre formulation similaire, on considère qu’il appelle la plus forte carte de la couleur indiquée.
(b) S’il demande au mort de gagner la levée, on considère qu’il appelle la plus petite carte gagnante connue.
(c) S’il dit « petite » ou toute autre formulation similaire, on considère qu’il appelle la carte la plus basse de la couleur indiquée.
2. Si le déclarant désigne une couleur mais non un rang, on considère qu’il appelle la plus petite carte de la couleur indiquée.
3. Si le déclarant désigne un rang sans préciser la couleur :
(a) en attaquant on considère que le déclarant continue de jouer la couleur dans laquelle le mort a gagné la levée précédente, à condition qu’il y ait une carte du rang désigné dans cette couleur.
(b) dans tous les autres cas le déclarant doit jouer une carte du mort du rang désigné s’il peut légalement le faire ; s’il y a deux cartes ou plus du même rang qui peuvent être légalement jouées, le déclarant doit désigner celle qu’il souhaite.
4. Si le déclarant appelle une carte qui n’est pas au mort, l’appel est invalide et le déclarant peut désigner n’importe quelle carte légale.
5. Si le déclarant indique un jeu en ne nommant ni la couleur ni le rang (par exemple en disant « jouez n’importe quoi » ou toute autre formulation similaire), n’importe quel joueur de la défense peut choisir la carte du mort.
Loi 47 – Reprise d'une carte jouée
A. Suite à un arbitrage
Une carte jouée doit être retirée quand un arbitrage suite à une irrégularité l’exige. Une carte retirée d’un joueur de la défense peut devenir une carte pénalisée (voir Loi 49).
B. Pour corriger un jeu illégal
En dehors des dispositions de cette Loi, une carte jouée peut être retirée pour
corriger un jeu illégal ou simultané :
- pour une carte pénalisée des joueurs de la défense, voir Loi 49 ;
- pour un jeu simultané voir Loi 58.
C. Pour changer une désignation non intentionnelle
Une carte jouée peut être reprise sans autre conséquence après un changement de désignation autorisé par la Loi 45C4(b).
D. Après un changement de jeu de l’adversaire
Après un changement de jeu de l’adversaire, une carte jouée peut être reprise et remplacée par une autre carte sans autre conséquence. (Les Lois 16C et 62C2 peuvent être appliquées).
E. Changement de jeu fondé sur une information erronée
1. Une attaque (ou le jeu d’une carte) hors tour peut être retirée sans autre conséquence si le joueur a été averti à tort par un adversaire que c’était son tour d’attaquer ou de jouer (voir la Loi 16C). Dans ces circonstances, l’attaque (ou le jeu) ne peut pas être accepté par l’Adv. G. et la Loi 63A1 ne s'applique pas.
2. (a) Un joueur peut, sans autre conséquence, reprendre la carte qu’il a jouée :
- à cause d’une explication erronée d’une déclaration ou d’un jeu d’un
adversaire et avant la correction de cette explication ;
- mais seulement si aucune carte n’a été jouée par la suite
(voir la Loi 16C).
Une entame ne peut être reprise si le mort a commencé à exposer n’importe quelle
carte de son jeu.
(b) Quand il est trop tard pour corriger un jeu selon (a) ci-dessus, l’arbitre peut attribuer une marque ajustée.
F. Autres reprises
1. Une carte peut être retirée conformément aux dispositions de la Loi 53B.
2. En dehors des dispositions de cette Loi, une carte jouée ne peut pas être retirée.
Loi 48 – Cartes exposées du déclarant
A. Le déclarant expose une carte
Une carte exposée par le déclarant ne donne pas lieu à arbitrage (mais voir
Loi 45C2).
Aucune carte de la main du déclarant ou du mort ne peut devenir une carte
pénalisée.
Le déclarant n’est pas obligé de jouer une carte tombée accidentellement de sa
main.
B. Le déclarant montre ses cartes face visible
1. Quand le déclarant montre ses cartes face visible après une entame hors tour, la Loi 54 s’applique.
2. Sauf cas B1, quand le déclarant montre ses cartes, il peut être considéré comme ayant revendiqué ou concédé (à moins que son intention soit manifestement différente), et la Loi 68 s’applique.
Loi 49 – Cartes exposées d'un joueur de la défense
Hors le cours normal du jeu ou l’application d’une Loi (voir par exemple
Loi 47E), une ou plusieurs cartes d’un joueur
de la défense deviennent des cartes pénalisées :
- si elles sont placées de telle manière que le partenaire aurait pu avoir la
possibilité d’en voir la face, ou
- si elles sont nommées par lui comme se trouvant dans son jeu
(Loi 50). Mais voir la
Loi 68 quand un joueur de la défense
fait une formulation concernant une levée incomplète en train de se jouer, et
voir Loi 68B2 quand le partenaire
s’oppose à une concession d’un joueur de la défense.
Loi 50 – Dispositions concernant une carte pénalisée
Une carte prématurément exposée (mais non attaquée, voir Loi 57) par un joueur de la défense est une carte pénalisée, sauf si l’arbitre en décide autrement (voir Loi 49 et la Loi 72C peut être appliquée).
A. La carte pénalisée reste exposée
Une carte pénalisée doit être laissée face visible sur la table juste devant le joueur à qui elle appartient jusqu’à ce qu’un arbitrage soit intervenu.
B. Carte pénalisée principale ou secondaire ?
1.Carte pénalisée secondaire
Une carte exposée prématurément (par exemple en jouant deux cartes dans une
levée, ou en laissant tomber une carte accidentellement) et :
- si elle est seule ;
- exposée par inadvertance ;
- inférieure au rang d’un honneur,
devient une carte pénalisée secondaire.
2.Carte pénalisée principale
Toute carte du rang d’un honneur ou toute carte exposée par un jeu délibéré
devient une carte pénalisée principale (par exemple en attaquant hors tour,
ou en corrigeant une renonce).
Quand un joueur de la défense a deux cartes pénalisées ou plus, toutes ces
cartes deviennent des cartes pénalisées principales.
C. Dispositions concernant une carte pénalisée secondaire
Tant qu’un joueur de la défense n’a pas joué sa carte pénalisée secondaire, il ne peut jouer aucune autre carte de la même couleur en dessous du rang d’un honneur, mais il est en droit de jouer un honneur. Le partenaire du joueur fautif n’est pas assujetti à des restrictions d’attaque, mais l’information obtenue du fait d’avoir vu la carte pénalisée n’est pas autorisée, voir E ci-après.
D. Dispositions concernant une carte pénalisée principale
Quand un joueur de la défense a une carte pénalisée principale, le joueur fautif
et son partenaire peuvent, tous les deux, être assujettis à des restrictions :
- le joueur fautif à chaque tour de jouer ;
- le partenaire à chaque tour d’attaquer.
1. (a) Sauf comme prévu en (b) ci-dessous, une carte pénalisée principale doit être jouée à la première occasion légale, que ce soit pour attaquer, fournir, défausser ou couper. Si un joueur de la défense a deux cartes pénalisées ou plus qui peuvent être légalement jouées, le déclarant désigne celle qui doit être jouée.
(b) L’obligation de fournir à la couleur, ou de se soumettre à une restriction d’attaque ou de jeu prime sur l’obligation de jouer une carte pénalisée principale, mais la carte pénalisée doit toujours rester face visible sur la table et être jouée à la prochaine occasion légale.
2. Quand c’est au tour d’un joueur de la défense d’attaquer alors que son partenaire a une carte pénalisée principale, il ne doit pas attaquer avant que le déclarant n’ait formulé son choix parmi les options ci-après (si le joueur de la défense attaque prématurément, il est assujetti à rectification selon la Loi 49). Le déclarant peut :
(a)
- exiger (13)
du joueur de la défense qu’il attaque dans la couleur de la carte pénalisée ;
- lui interdire (13)
d’attaquer cette couleur aussi longtemps qu’il garde la main (pour deux cartes
pénalisées ou plus, voir Loi 51).
Si le déclarant choisit l’une de ces options, la carte n’est plus pénalisée et
elle est reprise.
(b) ne pas exiger ni interdire une attaque; dans ce cas le joueur de la défense peut attaquer n’importe quelle carte et la carte pénalisée reste sur la table en tant que carte pénalisée (14). Si cette option est choisie la Loi 50D continue à s’appliquer aussi longtemps que la carte pénalisée n’est pas jouée.
E. Information provenant de la carte pénalisée
1. Les informations provenant d’une carte pénalisée et les dispositions concernant le jeu de cette carte pénalisée sont autorisées pour tous les joueurs aussi longtemps que la carte pénalisée reste sur la table.
2. Les informations provenant d’une carte pénalisée reprise [conformément à la Loi 50D2(a)] ne sont pas autorisées pour le partenaire du joueur qui avait une carte pénalisée (voir la Loi 16C), mais autorisées pour le déclarant.
3. Dès qu’une carte pénalisée a été jouée, les informations provenant des circonstances dans lesquelles elle est devenue pénalisée ne sont pas autorisées pour le partenaire du joueur qui avait cette carte. (Pour une carte pénalisée non encore jouée, voir E1 ci-dessus).
4. Si, suite à l’application de E1, l’arbitre juge à la fin du jeu que sans l’aide obtenue par la carte exposée le résultat de la donne aurait bien pu être différent et qu’en conséquence le camp non fautif a subi un dommage (voir la Loi 12B1), il attribuera une marque ajustée. En ajustant la marque, il devrait chercher à établir aussi précisément que possible le résultat probable de la donne sans l’effet de(s) la carte(s) pénalisée(s).
(13) Si le joueur est dans l’impossibilité d’attaquer comme exigé,
voir Loi 59.
(14) Si le partenaire du joueur ayant la carte pénalisée garde la
main et que la carte pénalisée n’a pas encore été jouée, toutes les exigences
et options de la Loi 50D2 s’appliquent à
nouveau à la levée suivante.
Loi 51 – Deux cartes pénalisées ou plus
A. Au tour du joueur fautif de jouer
Si, à son tour de jouer, un joueur de la défense a deux cartes pénalisées ou plus qui peuvent être légalement jouées, le déclarant désigne celle qui doit être jouée à ce tour.
B. Au tour du partenaire du joueur fautif d'attaquer
1. Quand un joueur de la défense a deux cartes pénalisées ou plus dans une même couleur, le déclarant peut:
(a) exiger (15) que le partenaire du joueur fautif attaque cette couleur ; les cartes de cette couleur ne sont plus pénalisées, le joueur fautif les reprend et joue n’importe quelle carte légale à cette levée.
(b) interdire (15) au partenaire l’attaque de cette couleur ; les cartes de cette couleur ne sont plus pénalisées, le joueur fautif les reprend et joue n’importe quelle carte légale à cette levée. L’interdiction persiste tant que le joueur conserve la main.
2. Quand un joueur de la défense a des cartes pénalisées dans plusieurs couleurs (voir Loi 50D2(a)) et que c’est au tour de son partenaire de jouer, le déclarant peut :
(a) exiger (15) que le partenaire du joueur fautif attaque dans une des couleurs pénalisées (mais B.1(a) ci-dessus s’applique).
(b) interdire (15) au partenaire du joueur fautif d’attaquer une ou plusieurs de ces couleurs. Le joueur fautif reprend alors toutes les cartes pénalisées dans chaque couleur interdite et joue n’importe quelle carte légale à cette levée. L’interdiction persiste tant que le joueur conserve la main.
(c) choisir de ne pas imposer ou interdire une attaque ; dans ce cas le partenaire du défenseur peut jouer n’importe quelle carte et les cartes pénalisées restent sur la table en tant que cartes pénalisées(16). Si cette option est choisie, les Lois 50 et 51 continuent de s’appliquer aussi longtemps que les cartes restent pénalisées.
(15) Si le joueur est dans l’impossibilité d’attaquer comme exigé,
voir Loi 59.
(16) Si le partenaire du joueur ayant les cartes pénalisées
conserve la main, toutes les dispositions et options de la
Loi 51B2 s’appliquent à nouveau pour la
levée suivante.
Loi 52 – Manquement à l'obligation d'attaquer ou de jouer une carte pénalisée
A. Un joueur de la défense manque à l'obligation de jouer une carte pénalisée
Quand un joueur de la défense manque à l’obligation d’attaquer ou de jouer une carte pénalisée comme exigé par la Loi 50 ou la Loi 51, il ne doit, de sa propre initiative, retirer aucune autre carte qu’il a jouée.
B. Un joueur de la défense joue une autre carte
1. (a) Le déclarant peut accepter la carte jouée.
Si un joueur de la défense a attaqué ou joué une autre carte, quand la Loi
l’oblige à jouer une carte pénalisée, le déclarant peut l’accepter.
(b) Le déclarant doit accepter la carte jouée.
Si le déclarant a joué à la suite de sa main ou du mort, il doit accepter la
carte ainsi jouée.
(c) La carte reste pénalisée.
Si la carte jouée est ainsi acceptée, toute carte pénalisée non jouée reste
pénalisée.
2. Si le déclarant n’accepte pas la carte jouée ou attaquée illégalement, le joueur de la défense doit remplacer la carte jouée ou attaquée illégalement par la carte pénalisée. Toute carte attaquée ou jouée illégalement par le joueur de la défense, en commettant l’irrégularité, devient une carte pénalisée principale.
Loi 53 – Attaque hors tour acceptée
A. Attaque hors tour traitée comme attaque correcte
Avant la treizième levée
(17), toute attaque hors tour face
visible peut être traitée comme une attaque correcte (mais voir
Loi 47E1). Elle devient une attaque correcte :
- si le déclarant ou l’un des deux joueurs de la défense, selon le cas, l’accepte
par une formulation à cet effet ou
- si un jeu est fait de la main placée après l’attaque irrégulière (mais voir
B).
A défaut de cette acceptation ou de ce jeu, l’arbitre exige que l’attaque soit
faite de la main correcte (et voir Loi 47B).
B. Attaque correcte faite à la suite d'une attaque irrégulière
Lorsque, conformément à la Loi 53A, un joueur attaque hors tour quand c’est au tour de l’adversaire, ce dernier peut attaquer cette levée sans que sa carte soit considérée comme jouée à la suite de l’attaque irrégulière. Quand cela arrive, l’attaque correcte est maintenue et toutes les cartes jouées par erreur à cette levée peuvent être reprises, mais la Loi 16C s’applique.
C. Jeu du mauvais joueur après l'attaque irrégulière du camp du déclarant
Si le déclarant attaque hors tour de sa main ou du mort et que le joueur de la défense placé à droite de la main de laquelle le déclarant a attaqué hors tour joue après l’attaque irrégulière (mais voir B), l’attaque est maintenue et la Loi 57 s’applique.
(17) Une attaque hors tour à la treizième levée doit être annulée.
Loi 54 – Entame hors tour face visible
Quand une entame hors tour est rendue face visible et si le partenaire du joueur fautif a entamé face cachée, l’arbitre exige qu’il reprenne cette entame face cachée. En outre,
A. Le déclarant étale sa main
Après une entame hors tour face visible, le déclarant peut étaler sa main, il devient le mort et le mort devient le déclarant. Le déclarant doit étaler tout son jeu dès qu’il a exposé une ou plusieurs cartes.
B. Le déclarant accepte l'entame
Quand un joueur de la défense rend visible l’entame hors tour, le déclarant peut accepter l’entame irrégulière comme prévu dans la Loi 53. Le mort étale son jeu conformément à la Loi 41.
1. La deuxième carte de la levée est jouée de la main du déclarant.
2.Si le déclarant joue la deuxième carte de la levée du mort, celle-ci ne peut être retirée, sauf pour corriger une renonce.
C. Le déclarant doit accepter l'entame
Si le déclarant peut avoir vu une des cartes du mort, à l’exception de cartes que le mort aurait exposées (voir Loi 24) pendant les annonces, il doit accepter l’entame et le déclarant présumé devient alors le déclarant.
D. Le déclarant refuse l'entame
Le déclarant peut refuser l’entame hors tour. Dans ce cas, la carte reste sur la table et devient pénalisée principale et la Loi 50D s’applique.
E. Entame par le camp du déclarant
Si un joueur du camp du déclarant tente d’entamer, la Loi 24 s’applique.
Loi 55 – Attaque hors tour du déclarant
A. Attaque du déclarant acceptée
Si le déclarant a attaqué hors tour, de sa main ou de celle du mort, alors
n’importe lequel des joueurs de la défense peut accepter l’attaque comme prévu
dans la Loi 53, ou exiger sa reprise (après une
information erronée, voir Loi 47E1).
Si n’importe lequel des joueurs de la défense exige qu’il reprenne cette
attaque, le déclarant réintègre dans la bonne main la carte attaquée par
erreur, sans autre conséquence.
Si les deux joueurs de la défense ne font pas le même choix, c’est celui du
joueur placé après l’attaque irrégulière qui prévaut.
B. Le déclarant doit reprendre son attaque
1. Si le déclarant a attaqué de sa main ou de celle du mort alors que c’était à un défenseur de jouer et qu’il a dû retirer cette attaque en application de la Loi 55A, il remet la carte indûment attaquée dans la bonne main. Aucune autre rectification ne s’applique.
2. Si le déclarant a attaqué de la mauvaise main alors qu’il devait jouer de sa main ou de celle du mort et qu’il a dû retirer cette attaque en application de la Loi 55A, il reprend la carte attaquée par erreur. Il doit attaquer de la bonne main.
C. Le déclarant aurait pu obtenir une information
Quand le déclarant adopte une ligne de jeu qui aurait pu être fondée sur une information obtenue grâce à l’infraction, la Loi 16 s'applique.
Loi 56 – Attaque hors tour d'un joueur de la défense
Quand une attaque hors tour est faite face visible, le déclarant peut :
A. accepter l’attaque irrégulière comme prévu par la Loi 53, ou
B. obliger le défenseur à retirer son attaque hors tour face visible. La carte retirée devient une carte pénalisée principale et la Loi 50D s’applique.
Loi 57 – Attaque et jeu prématurés par un joueur de la défense
A. Attaque prématurée pour la levée suivante ou jeu prématuré
Quand un joueur de la défense attaque pour la levée suivante avant que son
partenaire n’ait joué pour la levée en cours, ou joue hors tour avant que son
partenaire n’ait joué, la carte ainsi attaquée ou jouée devient carte pénalisée
principale.
Le déclarant choisit l’une des quatre options suivantes. Il peut soit :
1. exiger que le partenaire du joueur fautif joue sa plus forte carte dans la couleur attaquée ;
2. exiger que le partenaire du joueur fautif joue sa plus petite carte dans la couleur attaquée ;
3. exiger que le partenaire du joueur fautif joue dans une autre couleur qu’il précisera ;
4. interdire au partenaire du joueur fautif de jouer dans une autre couleur qu’il précisera.
B. Le partenaire du joueur fautif ne peut se conformer à la rectification
Quand le partenaire du joueur fautif est dans l’impossibilité de se conformer à l’option choisie par le déclarant (voir A ci-dessus), il peut jouer n’importe quelle carte, comme prévu dans la Loi 59.
C. Le déclarant ou le mort a joué
1. Un joueur de la défense n’est pas fautif pour avoir joué avant son partenaire si le déclarant a joué des deux mains. Cependant une carte du mort n’est pas considérée comme jouée avant que le déclarant ne l’ait demandé (ou indiqué autrement (18)).
2. Un joueur de la défense n’est pas fautif pour avoir joué avant son partenaire si le mort a :
- de sa propre initiative, choisi une carte avant son Adv. D ou
- illégalement suggéré qu’une carte soit jouée.
3. Un jeu prématuré (mais pas une attaque) par le déclarant de n’importe quelle main est une carte jouée et si elle est légale, ne peut être reprise.
D. Jeu prématuré au tour de jouer de l’Adv. D
Quand un joueur de la défense tente de jouer (mais pas d’attaquer) pour une levée au tour de jouer de son Adv. D, la Loi 16 peut s’appliquer. Si sa carte peut être légalement jouée dans la levée, elle doit être jouée à son tour, sinon elle devient une carte pénalisée principale.
(18) Par un geste ou un signe de la tête par exemple.
Loi 58 – Attaques ou jeux simultanés
A. Jeux simultanés par deux joueurs
Une attaque ou un jeu fait simultanément avec une attaque légale ou un jeu légal d’un autre joueur est considéré comme consécutif.
B. Cartes simultanées de la même main
Si un joueur attaque ou joue deux ou plusieurs cartes simultanément :
1. si une seule carte est visible, elle est jouée. Toutes les autres cartes sont reprises sans autre conséquence (voir Loi 47F) ;
2. si plusieurs cartes sont visibles, le joueur désigne la carte qu’il se propose de jouer ; quand c’est un joueur de la défense, toute autre carte exposée devient pénalisée (voir Loi 50) ;
3. après qu’un joueur a repris une carte visible, un adversaire qui a joué à la suite de cette carte peut retirer la sienne et la remplacer sans autre conséquence (mais voir Loi 16C) ;
4. si le jeu simultané n’est pas découvert avant que les deux camps n’aient joué pour la levée suivante, la Loi 67 – levée défectueuse - s’applique.
Loi 59 – Impossibilité d'attaquer ou de jouer comme exigé
Si un joueur est dans l’impossibilité d’attaquer ou de jouer comme exigé par un
arbitrage préalable :
- parce qu’il ne détient aucune carte dans la couleur exigée ou
- parce qu’il a seulement des cartes dans la couleur qu’il lui est interdit
d’attaquer ou de jouer ou
- parce qu’il est obligé de fournir,
alors il peut jouer n’importe quelle carte légale.
Loi 60 – Jeu à la suite d'un jeu illégal
A. Jeu d'une carte après une irrégularité
1. Un jeu par un membre du camp non fautif après que son Adv.D a attaqué ou joué hors tour ou prématurément, et avant qu’un arbitrage n’ait été imposé, fait perdre le droit à rectification de cette faute.
2. Une fois que le droit à rectification a été perdu, le jeu illégal est traité comme s’il avait été fait à son tour (sauf quand la Loi 53B s’applique).
3. Si le camp fautif a l’obligation antérieure de jouer une carte pénalisée ou de se conformer à une restriction d’attaque ou de jeu, cette obligation subsiste pour les tours suivants.
B. Jeu d'un joueur de la défense avant l'attaque obligée du déclarant
Quand un joueur de la défense joue une carte après que le déclarant a été obligé de reprendre son attaque hors tour de n’importe quelle main, mais avant que le déclarant n’ait attaqué de la main correcte, la carte du joueur de la défense devient une carte pénalisée principale (Loi 50).
C. Jeu par le camp fautif avant l'attribution d'une rectification
Un jeu par un membre du camp fautif avant qu’une rectification n’ait été imposée n’affecte pas les droits des adversaires, et peut être passible de rectification.
Loi 61 – Ne pas fournir à la couleur – S'enquérir au sujet d'une renonce
A. Définition de la renonce
- Ne pas fournir conformément à la Loi 44 ou
- ne pas attaquer ou jouer, quand c’est possible, une carte ou une couleur
exigée par la Loi ou spécifiée par un adversaire exerçant ce choix après
arbitrage d’une irrégularité,
constitue une renonce (voir Loi 59 quand il est
impossible de s’y conformer).
B. Droit de s'enquérir au sujet d'une éventuelle renonce
1. Le déclarant peut demander à un joueur de la défense qui n’a pas fourni s’il a une carte de la couleur attaquée.
2. (a) Le mort peut le demander au déclarant (mais voir Loi 43B2(b)).
(b) Le mort n’est pas autorisé à le demander à un joueur de la défense et la Loi 16B peut être appliquée.
3. Les joueurs de la défense peuvent le demander au déclarant et l’un à l’autre (au risque de créer une information non autorisée).
C. Droit d’inspecter des levées
Une réclamation au sujet d’une renonce n’autorise pas automatiquement l’examen des levées déjà jouées (voir Loi 66C).
Loi 62 – Correction d'une renonce
A. La renonce doit être corrigée
Un joueur doit corriger sa renonce si l'attention est attirée sur l’irrégularité avant qu’elle ne soit consommée.
B. Correction d'une renonce
Pour corriger une renonce, le joueur fautif retire la carte qu’il a jouée et la remplace par une carte légale.
1. Une carte ainsi retirée devient une carte pénalisée principale (Loi 50) si elle a été jouée de la main cachée d’un joueur de la défense.
2. La carte peut être remplacée sans autre conséquence si elle a été jouée de la main du déclarant [soumis à la Loi Loi 43B2(b)] ou du mort ou si c’était une carte visible d’un joueur de la défense.
C. Cartes suivantes jouées
1. Chaque membre du camp non fautif peut reprendre n’importe quelle carte jouée après la renonce mais avant que l’attention n’ait été attirée sur cette renonce (voir Loi 16C).
2. Après qu’un joueur du camp non fautif a ainsi retiré une carte, le joueur du camp fautif situé après peut retirer la sienne. Elle deviendra une carte pénalisée si c’est un joueur de la défense (voir Loi 16C).
3. Si les deux camps ont fait une renonce sur la même levée et qu’un seul camp a joué pour la levée suivante, alors les deux renonces doivent être corrigées (voir la Loi 16C2). Toute carte retirée par le camp de la défense devient une carte pénalisée.
D. Renonce à la douzième levée
1. A la douzième levée, une renonce, même consommée, doit être corrigée si elle est découverte avant que les quatre mains n’aient été remises dans l’étui.
2. Si à la douzième levée, un joueur de la défense fait une renonce avant le tour de jouer de son partenaire, la Loi 16C s'applique.
Loi 63 – Etablissement d'une renonce
A. La renonce devient consommée
Une renonce devient consommée:
1. quand le joueur fautif ou son partenaire attaque ou joue à la levée suivante (légalement ou illégalement) ;
2. quand le joueur fautif ou son partenaire nomme ou désigne autrement une carte comme devant être jouée à la levée suivante ;
3. quand un membre du camp fautif fait ou accepte une revendication ou une concession de levées, oralement ou en montrant sa main (ou de n’importe quelle autre façon) ;
4. quand une revendication ou une concession d’un adversaire est acceptée, le camp fautif n’ayant soulevé aucune objection avant la fin du tour, ou avant de déclarer sur une donne ultérieure.
B. La renonce ne peut pas être corrigée
Une renonce consommée ne peut plus être corrigée (excepté comme prévu dans la Loi 62D pour une renonce à la douzième levée ou comme dans la Loi 62C3) et la levée de la renonce est maintenue comme elle a été jouée.
Loi 64 – Procédure après la consommation d'une renonce
A. Ajustement automatique de levée(s)
Quand une renonce est consommée:
1. si le joueur fautif (19) a gagné la levée de la renonce, cette levée plus une des levées gagnées ultérieurement par le camp fautif seront transférées au camp non fautif ;
2. si le joueur fautif (19) n’a pas gagné la levée de la renonce mais que le camp fautif a gagné cette levée ou n’importe quelle levée ultérieure, une levée sera transférée au camp non fautif.
B. Pas d’ajustement automatique de levée
Il n’y a pas d’ajustement automatique de levée suite à une renonce consommée (mais voir la Loi 64C) :
1. si le camp fautif n’a gagné ni la levée de la renonce ni aucune levée suivante ;
2. pour une renonce ultérieure dans la même couleur par le même joueur, la première renonce ayant été consommée ;
3. si la renonce a été faite faute d’avoir joué une carte pénalisée ou n’importe quelle carte du mort ;
4. si l’attention a été attirée pour la première fois sur la renonce après qu’un membre du camp non fautif a fait une déclaration à la donne suivante ;
5. si l’attention a été attirée pour la première fois sur la renonce après la fin du tour ;
6. pour une renonce à la douzième levée ;
7. quand les deux camps ont fait une renonce sur la même donne et que les deux renonces sont consommées ;
8. quand la renonce a été corrigée en application de la Loi 62C3.
C. Réparation d’un dommage
1. Quand, après n’importe quelle renonce consommée, y compris celles non sujettes à ajustement de levée, l’arbitre estime que le camp non fautif est insuffisamment dédommagé par cette Loi, il attribue une marque ajustée.
2. (a) Après des renonces répétées par le même joueur dans la même couleur (voir B2 ci-dessus), l’arbitre attribue une marque ajustée si le camp non fautif aurait probablement gagné plus de levées si une ou plusieurs des renonces suivantes ne s’étaient pas produites.
(b) Quand les deux camps ont fait une renonce sur la même donne (voir B7 ci-dessus) et que l’arbitre considère qu’un concurrent a subi un dommage, il attribue une marque ajustée basée sur le résultat probable si aucune renonce ne s’était produite.
(19) Pour l’application de cette Loi, une levée gagnée par le mort n’est pas gagnée par le déclarant.
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